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  Accueil > 1ère phase : Le diagnostic > Les conférences territoriales > Gironde

(Gironde)Gironde

Conférence territoriale du 26 novembre 2007

  • Présentation de l’Agence d’urbanisme Bordeaux métropole Aquitaine :
    PDF - 9.9 Mo
  • Présentation du bureau d’études Egis mobilité :
    PDF - 2.4 Mo
  • Compte-rendu de la conférence :
    PDF - 420.5 ko
  • Thèmes de réflexion, propositions ou questions posés lors de l’inscription à la Conférence territoriale du 26 novembre 2007 :
    PDF - 88.4 ko

Contributions

  • Contribution du GRETAB :
    PDF - 34.9 ko


Contributions en ligne Contributions en ligne

Forum

  • Coordination Bordeaux Incontournable, nos propositions. - 19 novembre 2008, par Coordination Bordeaux Incontournable

    « Nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants » Antoine de Saint-Exupéry

    Demain, il sera trop tard. Pour éviter le désastre, mettons en place toutes les solutions alternatives à la route. En raison du réchauffement climatique de la planète, des territoires entiers disparaîtront avec la montée des eaux et des milliers de personnes devront être déplacées. N’oublions pas qu’il va falloir des dizaines d’années de baisse importante des gaz à effet de serre avant de voir la courbe s’inverser.

    Quelle terre voulons nous laisser à nos enfants ?

    Nos constats, nos propositions :

    ATELIER « Impact environnementaux des transports »

    Impacts : Forte contribution à l’augmentation des gaz à effets de serre, et donc au réchauffement de notre planète et aux graves dérèglements climatiques (principal mode de transport en cause : les transports routiers). Destruction d’espaces. Parcellisation des milieux (biotopes). Murs pour les espèces animales et végétales. Imperméabilisation des sols. Altération de la régénération de nappes phréatiques. Augmentation des risques d’inondation par suppression ou modification des champs d’expansion des crues… Perturbation du réseau hydraulique et hydrogéologique. Pollutions de l’air, de l’eau, sonores, visuelles, avec leurs conséquences sur la santé mentale et physique.

    ATELIER « Transport de marchandises »

    Propositions : Développer le fret ferroviaire et maritime pour tendre vers l’objectif de zéro « camions longue distance » sur l’axe Nord - Sud. Soit pour le fret ferroviaire : Un train de fret = 60 à 80 camions, un train de ferroutage = 40 camions. Le trafic actuel est de 4400 « camions longue distance » / jour au droit de Bordeaux dans chaque sens. Pour supprimer totalement ce trafic, cela fait 3 trains/heure pour la solution du fret ferroviaire ! Et un train toutes les 13 minutes pour celle du ferroutage... Cf. nouvelle ligne dédiée exclusivement au fret entre Rotterdam, l’Allemagne et Gênes.

    Corollaire : Obtenir du monde ferroviaire l’excellence en matière d’efficacité logistique et de rapport performance/prix. Créer une ligne ferroviaire dédiée au fret entre l’île de France et l’ouest de Pyrénées (avec contournement ferroviaire de Bordeaux).

    Remarque : Un pays central comme la France, qui subit le trafic de transit, doit pouvoir choisir le mode de transport des marchandises qui le traverse, en particulier l’option ferroviaire. L’Europe imposant la libre circulation des marchandises en transit, c’est à elle de financer l’essentiel du coût des infrastructures ferroviaires nord sud dédiées au fret. Nous demandons à la Région de faire du lobbying en ce sens.

    Desservir le quart Sud-ouest de la France en hydrocarbures au départ de la Presqu’île d’Ambès, non par camions, mais par des pipe-lines et par le rail.

    Créer un dépot dans chaque port et le ravitailler par barges (suppression de milliers camions citernes sur la rocade bordelaise et la RN10).

    Faire du Verdon, seul port Girondin en eau profonde, un grand port de « mer routage » avec doublement de la voie ferrée Le Verdon Bordeaux. Favoriser le cabotage avec des vedettes rapides entre le Verdon, Bordeaux et Langon.

    Réouvrir les voies ferrées Pau – Oloron – Canfranc - Saragosse, et Blaye - Saint Mariens. Créer des plates-formes multimodales et de dégroupage pour le trafic inter régional, dans lesquelles le recours au transport routier doit être l’exception, avec création d’embranchements ferroviaires.

    Imposer pour toute création ou implantation de nouveaux sites industriels, le transports des marchandises par voie ferrée ou fluviale.

    Pour le transports des granulats, construire un terminal au Verdon ou à Grattequina avec un acheminement obligatoire au plus prés de leur lieu d’utilisation, par le fleuve ou le rail.

    Implanter ces pôles multimodaux loin de la rocade bordelaise, positionnés par rapport à l’agglomération bordelaise, du côté de leur zone d’achalandage (pour éviter la traversée de l’agglomération par des flux de camions).

    Jouer sur la fiscalité pour donner aux solutions de fret alternatives à la route un avantage en matière de compétitivité. Le secteur routier devant se concentrer sur les trajets sans autre mode alternatif de transport et sur les livraisons finales.

    ATELIER « Transport de voyageurs »

    Propositions : Repenser l’urbanisation en prohibant le mitage et en rapprochant les zones d’habitats des zones d’activités professionnelles et des axes de transports collectifs en site propre.

    Conditionner la création de lotissements ou d’immeubles d’habitation importants, à la proximité de lignes de transports collectif à cadencement suffisant et à l’implantation concomitante de zones d’activités.

    Dans la CUB, éviter l’urbanisation excentrée, notamment en acquérant des terrains constructibles au cœur de l’agglomération et en y appliquant le quota légal de 20% de logements sociaux. Ceci pour limiter les distances domicile-travail de personnes aujourd’hui condamnées à habiter de plus en plus loin et donc à se retrouver dans les bouchons quotidiens.

    Favoriser le développement de commerces de qualité à proximité des lieux de vie, afin d’éviter des déplacements non indispensables.

    Zones d’activité : Mettre en place des transports de liaison entre ces zones et le tramway, et des systèmes de restauration collective. Cas particulier de Mérignac : Le tramway devra desservir l’aéroport et sa zone d’activité.

    Créer un mode de transport « à la carte » (ex. : minibus…) permettant d’amener les voyageurs à leurs destination finale.

    Pénaliser fiscalement les modes de transports les plus polluants et les plus énergivores. Electrifier tout le réseau principal SNCF (EX : Bordeaux - Lyon, Bordeaux - Nantes) Cadencer le trafic TER sur toute la région, renforcer les transports en commun, bus plus petits, moins chers, tarifs mieux étudiés, plus fréquents.

    Harmoniser les horaires entre les différents modes de transports collectifs (ex : l’île de France) et augmentation des plages horaires en soirée.

    Etendre le réseau de transports en commun de l’agglomération bordelaise avec un véritable maillage, et améliorer sa performance.

    Créer une boucle de transports collectifs inter banlieues, en site propre, autour de Bordeaux (parallèlement à la rocade, avec des lignes perpendiculaires cadencées desservant les zones d’habitation et d’activité, et des stations aux intersections entre ces lignes et cette ligne de ceinture).

    Développer le système Tram – Train pour cadencé pour la desserte du Médoc, du Blayais ou du Langonnais entre autre.

    Pour les voyageurs, rendre les formules multimodales « train + location de voiture » plus attractives financièrement (week-end, vacances, affaires...).

    Création de parkings à 2 roues sécurisés et de systèmes « Vélib » à proximité des grands pôles de transports en commun.

    Créer des navettes fluviales cadencées de traversée et de descente de la Garonne au départ de Quinsac ou Camblane, vers Bègles et Bordeaux avec des connections avec des lignes de transport terrestre cadencées et en site propre (ceci pour soulager le pont François Mitterrand et les entrées sud de l’agglomération.

    Faire campagne en faveur d’un tourisme environnemental avec incitation à prendre les transports en commun, les pistes cyclables, les chemins de randonnées...

    Favoriser l’auto partage et le covoiturage.

  • nous vous avions remis ce texte au tout début, on n’en trouve pas trace sur le site - 20 mai 2008, par comité régional des Transports CFDT

    CONTRIBUTION AU DEBAT DE LA CONFERNCE TERRITORIALE GIRONDE DANS LE CADRE DE LA DEMARCHE PARTICIPATIVE DU SRIT AQUITAINE DU COMITE REGIONAL DES TRANSPORTS ET DE L’EQUIPEMENT CFDT AQUITAINE

    Le Comité Régional des Transports et de l’Equipement CFDT d’Aquitaine est la structure Régionale de la Fédération Générale des Transports et de l’Equipement de la CFDT. A ce titre elle regroupe les syndicats aquitains de salariés liés aux transports sous toutes ses formes et aux infrastructures qui y sont liées.

    L’objectif de cette structure est de participer au débat en se positionnant en tant que force de proposition vers les responsables politiques locaux, en apportant l’expérience interprofessionnelle des salariés et retraités qui la composent.

    Plus généralement elle s’efforce de rechercher la complémentarité des moyens de transports individuel et collectif, voyageurs et marchandises. Mais elle réfléchie aussi en terme d’aménagement durable du territoire.

    Les sujets abordés dans cette contribution seront : le ferroviaire, la route, le maritime et l’aérien.

    Pour cette conférence nous demandons dans le domaine ferroviaire :

     La régénération du réseau ferroviaire existant dédié au TER et au Fret.  Le développement de plateformes d’échange multimodales fret et voyageur en englobant les ports girondins.

    Sur ce sujet nous remettons en cause les informations qui laissent croire que le problème du bouchon ferroviaire de Bordeaux est réglé. Il est impossible, compte tenu de la configuration technique du réseau existant (nouvelle passerelle comprise), que le fameux « bouchon ferroviaire de Bordeaux » saute.

    En effet, sans aménagement d’infrastructures nouvelles, lourdes et techniquement importantes, il ne sera pas possible d’atteindre les objectifs fixés.

    Exemple : saturation de la ligne Bordeaux/Hendaye et la « tranchée de Talence ». Il y a incompatibilité technique à faire cohabiter des sillons Voyageurs (TER/TGV) et Fret dans la situation existante !

    De plus, un certain nombre d’équipements qui rendaient possible la desserte ferroviaire d’équipement industriels et commerciaux ont été supprimés (embranchements avec Blanquefort, Bassens, M.I.N).

    Pour le trafic routier :

    • En terme d’axe routier vers le sud, Bordeaux est incontournable. Il faut donc le contourner ? De plus l’exponentiel développement du transport routier, si l’on en croit les experts en la matière, se poursuivra et cela malgré les effort qui pourraient être faits en matière du ferroutage.

     Nous déplorons l’absence d’un véritable maillage de transport routier collectif interurbain à des coûts attractifs, limitant le voiturage individuel, comme cela existe dans les départements de la Région Alsace.

    Pour le transport aérien :

     Concernant le transport aérien nous déplorons que les projets de développement soient basés uniquement sur les compagnies à bas coût dont le comportement social et environnemental est extrêmement critiquable et contraire à toute idée de développement durable.

    Pour le transport maritime :

     Pour le transport maritime, nous réaffirmons notre volonté de mise en place de véritables liaisons marchandises nationales, européennes et mondiales, mais cela dans le respect du droit social lié au pavillon français.

     La mise en place « d’autoroutes de la mer » transitant par la Gironde n’est qu’un leurre sur une éventuelle diminution du trafic routier international au plan local. De plus les coûts généraux exorbitants de ces liaisons ne compenseront jamais la réduction du nombre de véhicules journaliers .

    Dans le cadre général du transport

     La création de taxes diverses et variées se doit d’être examinée avec la plus grande attention car généralement lorsque de nouvelles charges se mettent en place la seule variable d’ajustement se trouve être le social, salaires et conditions de travail.

     La mise à la concession de la RN 10 au sud du département nous inquiète aussi par les conséquences induites liées au péage.

    Pour notre structure syndicale, il est essentiel maintenant, que l’Etat et le gouvernement tiennent leurs engagements, dans le cadre des orientations régionales et ce, dans le respect des règles sociales et environnementales.

    ANNEXE :

    ANALYSE DU DOCUMENT SNCF AOUT 2006 INTITULE : « OBJECTIFS DU PROJET FERROVIAIRE FRET BORDEAUX ESPAGNE APRS 2013 » SNCF Août 2006 Pages 30 à 32

    En 2025 la SNCF se fixe comme objectif d’acheminer 3680 poids-lourds par jour (longueur de chaque train 750m, soit 42 semi-remorques seuls ou 28 poids-lourds complets) au point Hendaye Irun. Ce calcul, dit de position haute, veut capter 21% du flux total fret en provenance d’Espagne. C’est l’équivalent de 160 sillons internationaux dans les deux sens par jour. Matériellement cela représente un train complet au départ toutes les 10 minutes en flux continu sur 24 heures ce qui est techniquement très improbable. Si on intègre le temps de chargement des camions sur les trains qui ne doit pas ralentir le flux, il faut acquérir plusieurs dizaines de milliers de wagons spéciaux, ce qui représente un budget complètement irréaliste et nécessite des zones de stockage desdits wagons qui n’existent nulle part. De plus, comment un tel flux peut-il être absorbé à l’embranchement de Lamothe vers Arcachon ? Comment imaginer infliger de telles nuisances sonores 24 heures sur 24 aux riverains de l’agglomération bordelaise ?

    Comment gérer les risques engendrés par la circulation continue de tels convois dans la traversée de la Gare Sain Jean ?

    Compte-tenu de la priorité dont disposent les TER sur ces convois, où seront stockés les trains en attente ?

    Comble de l’ironie, page 28 : « Les efforts de fret SNCF portent en particulier sur l’avenir du wagon isolé qui représente 40% du trafic fret ». Si cette phrase est vraie, quelle place restera sur le réseau pour cette grosse part du trafic ?

    Nous sommes abasourdis par de telles incohérences et très inquiets que de telles analyses puissent servir de fondation aux projets de schéma de transport régionaux sur les 20 prochaines années.

    De notre point de vue, les invraisemblances de ce rapport mettent en évidence l’absolue nécessité d’un contournement ferroviaire de Bordeaux dédié principalement au fret.

    Depuis 2003, le CRTE CFDT d’Aquitaine revendique ce contournement par l’est de l’agglomération dans la même emprise qu’un contournement routier continu réservé aux camions.

    Aujourd’hui, le contournement routier est enterré par les responsables politiques ce qui rend d’autant plus crucial et urgent la création d’un contournement ferroviaire.

  • VERSION 2 : Annule et remplace la version précédente. Merci... Titre : Gironde - Report modal : De vraies alternatives au projet de Contournement autoroutier de Bordeaux - 15 mai 2008, par Gilles Béraud Sudreau (adjoint au maire de St Vincent de Paul - 33)

    La trombose de la rocade Bordelaise a plusieurs causes principales : 1 - Le « mur de camions » entre l’Europe du nord et le Pays basque. 2 - Le trafic de camions régional. 3 - Le trafic automobile local (domicile travail, etc...).

    1 - Le « mur de camions » nord-sud est cause de souffrance dans toutes les régions européennes traversées. Il ne saurait être traité par un report autoroutier local du flux de camions vers les territoires périphériques de Bordeaux. A problème international, solution internationale. Comme le prônent les principaux élus de la CUB (Vincent Feltesse et Alain Juppé) , il convient d’effectuer un report modal massif du fret routier « longue distance » vers le rail et la mer. Inspirons nous du projet ambitieux de voie ferrée dédiée au fret entre Rotterdam et l’Allemagne. A terme 400 à 500 trains quotidiens sont prévus. Un tel débit sur une voie ferrée réservée au fret entre le nord de l’Europe et la péninsule Iberique absorberait largement le flux de camions internationaux transitant par notre pays via Bordeaux ! Cet axe ferroviaire doit se prolonger jusqu’au futur tunnel ferroviaire de Gibraltar (il serait impensable de voir les marchandises provenant d’Afrique par le rail, reprendre la route... via notre région). Enfin, toute liberté s’arrête où commence celle d’autrui. Le principe de libre circulation des marchandises s’arrête là ou commence la liberté des habitants des régions de transit de vivre sans les nuisances du « mur de camions ». Concrètement cela signifie qu’un pays de transit comme la France doit pouvoir choisir le mode de transport des marchandises qui le traversent. Et puisque c’est l’Europe qui impose à notre pays la libre circulation des marchandises qui le traversent, c’est à l’Europe de financer l’essentiel des infrastructures alternatives à la route, c’est à dire les voies ferrées et maritimes dédiées au fret de « longue distance ».

    2 - Le trafic de camions régional doit faire également l’objet d’un report vers d’autres modes de transport. Prenons l’exemple des flux de camions qui approvisionnent en hydrocarbures le grand quart sud-ouest de la France à partir de la Presqu’île d’Ambès. Ils transitent principalement par la rocade bordelaise (un contournement autoroutier ouest n’y aurait rien changé, puisque selon les services de l’Equipement, seuls 7% des camions quittant la Presqu’île d’Ambès auraient emprunté ce Contournement s’il avait desservi la Presqu’île). Autrefois l’essentiel de ce fret pétrolier empruntait le rail jusqu’à des dépôts de distribution répartis dans le grand sud-ouest. Cette solution doit être remise en service par les compagnies pétrolières (leurs gains colossaux devraient leur permettre de financer ces infrastructures...).

    3 - Le trafic automobile local peut être sensiblement réduit par un développement fort des transports en commun en site propre. Le succès du tramway est la preuve de l’efficacité d’une vraie solution alternative à l’automobile. Cette solution passe par une extension des lignes de tram, un transport collectif en site propre « périphérique » permettant d’aller de banlieue à banlieue sans passer par Bordeaux, une réouverture de voies ferrées comme celle qui desservait Blaye , et par des horaires cadencés et plus denses des trains girondins, avec des correspondances systématiques entre tous modes de transport en commun.

    Le projet de Contournement autoroutier de Bordeaux est une fausse solution locale et égocentrique à de vrais problèmes européens et régionaux. Bravo aux « grands élus » qui ont eux le courage d’y renoncer, en faveur de vraies solutions alternatives, compatibles avec le Grenelle de l’Environnement... Elles nécesiteront une volonté farouche. Mais l’art de la politique, n’est-il pas de rendre possible ce qui paraît impossible... ?

  • « contribution générale de la »Coordination Bordeaux Incontournable" - 5 février 2008, par ARNAUD Colette

    COORDINATION BORDEAUX INCONTOURNABLE

    «  Nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants ». Antoine de Saint-Exupéry

    Jusque dans les années 1990, la route a été synonyme de progrès et avec elle, la voiture et le transport routier des marchandises. Nous ne savions pas, nous dit-on, que l’équilibre de la planète était dangereusement menacé. Aujourd’hui, nous savons. Le réchauffement climatique est une réalité. La solution n’est plus la création de nouvelles autoroutes et de nouveaux contournements autoroutiers des grandes agglomérations, désastreux pour l’environnement.

    Par ailleurs nous sommes en présence d’une double souffrance :

    • Celle des populations des régions traversées par les murs de camions de Lille à Bayonne
    • Celle des populations d’agglomérations comme celle de Bordeaux, saturées par le trafic routier local.

    Ces souffrances ne sauraient être opposées l’une à l’autre. Elles ne seront jamais supprimées par une autoroute d’agglomération supplémentaire autour de Bordeaux, fausse solution nombriliste et inefficace, qui ajouterait de la souffrance à la souffrance. Les remèdes passent par la conjonction de vraies réponses alternatives appliquées, d’une part à l’ensemble de l’Arc atlantique et à la Péninsule Ibérique, et d’autre part aux déplacements locaux.

    Nous nous opposons donc résolument au projet de contournement autoroutier de Bordeaux et nous appuyons les solutions alternatives pragmatiques.

    Les seuls buts de tous doivent être :

    • de réduire de façon significative le trafic routier local, autour et dans les agglomérations, en développant massivement les réseaux de transports en commun.
    • de tendre vers l’objectif de « zéro camion longue distance » sur l’axe Nord - Sud en développant avec une volonté farouche le fret ferroviaire et maritime. Le secteur routier de transport des marchandises doit se concentrer sur les trajets sans autre mode de transport alternatif et sur les livraisons finales.

    Nos propositions :

    ATELIER 1 : Report modal et insertion dans les grands courants d’échanges marchandises

    Développer le fret ferroviaire, maritime pour tendre vers l’objectif de zéro « camions longue distance » sur l’axe Nord - Sud. Soit pour le fret ferroviaire : Un train de fret = 60 à 80 camions, un train de ferroutage = 40 camions. Le trafic actuel est de 4400 « camions longue distance » / jour au droit de Bordeaux dans chaque sens. Pour supprimer totalement ce trafic, cela fait 3 trains/heure pour la solution du fret ferroviaire ! Et un train toutes les 13 minutes pour celle du ferroutage... Corollaire : Obtenir du monde ferroviaire l’excellence en matière d’efficacité logistique et de rapport performance/prix. Créer une ligne ferroviaire dédiée au fret entre l’île de France et le pays basque espagnol. Construire un pipe-line depuis les centres de stockage pétroliers de la presqu’île d’Ambès vers des centres de redistribution pour ravitailler les régions Aquitaine et Midi Pyrénées. Faire du Verdon, seul port Girondin en eau profonde, un grand port de « mer routage » avec Bordeaux et Bayonne, dont les « hinterlands » doivent être desservis principalement par le rail. Créer des plates-formes multimodales et de dégroupage pour le trafic inter régional, dans lesquelles le recours au transport routier est l’exception, pour la livraison en fin de course, ou les trajets sans mode de transports alternatifs à la route. Implanter ces pôles multimodaux loin de la rocade bordelaise, mais en des lieux accessibles facilement depuis le réseau routier actuel (par ex vers Langon, Libourne etc.). (Attention à ce que cela ne soit pas une ouverture vers la création, petit à petit, de nouvelles autoroutes.) Jouer sur la fiscalité pour donner aux solutions de fret alternatives à la route un avantage en matière de compétitivité. Le secteur routier devant se concentrer sur les trajets sans autre mode alternatif de transport et sur les livraisons finales. Accompagner socialement le secteur du transport routier.

    ATELIER 2 : Adaptation des réseaux routiers

    Etudier les causes des bouchons récurrents et les traiter avant de réfléchir à la pertinence d’un nouveau tracé routier. Améliorer, sécuriser et entretenir le réseau routier existant. Mettre la rocade bordelaise à 2x3 voies Créer un maillage dense de pistes cyclables sur la CUB. Améliorer et sécuriser le réseau routier et améliorer le réseau ferré desservant le port du Verdon et le Médoc (1 voie ferrée dans chaque sens). Arrêter les mises en chantier de nouveaux axes routiers et autoroutiers de grande ampleur sans une véritable concertation associée à une étude d’impact environnemental et des prévisions de rentabilité qui peuvent constituer deux motifs de refus si les conditions ne sont pas favorables. (l’aspect économique a déjà été utilisé à Grenoble ) Supprimer les points noirs de la rocade en analysant la raison de ces bouchons (l’échangeur d’Artigues, rétrécissement au pont d’Arcins…) Améliorer la liaison routière entre l’A10 et l’A89 au nord du département de la Gironde, sans recourir à la création de nouvelles routes ou de modifications importantes. Améliorer en aménageant les liaisons routières entre banlieues de Bordeaux pour éviter aux automobilistes de devoir emprunter la rocade pour un trafic local. Créer de vastes pôles d’échanges voitures, trains, tram, bus etc. éloignés de Bordeaux (Saint André, Langon, Saint Médard en Jalles, etc.) Inciter les entreprises à reconsidérer leur politique du « juste à temps » en ne pénalisant pas les stocks.

    ATELIER 3 : Accessibilité et compétitivité du territoire Aquitain

    Réduire de façon significative le trafic nord-sud Instaurer une vraie coordination internationale pour établir une continuité sans rupture de charges et une cohérence entre les axes ferroviaires français et Ibériques. En prévision du tunnel ferroviaire à Gibraltar, créer des liaisons ferroviaires internationales à partir du futur tunnel pour que le fret provenant d’Afrique et transitant par la France n’emprunte jamais la route. Améliorer la performance des lignes ferroviaires interrégionales (ex. Bordeaux - Nantes, Bordeaux - Lyon) : Electrification, rapidité, correspondances, cadences…) Relancer la ligne ferroviaire Pau - Canfran et rouvrir de nombreuses lignes locales abandonnées comme Blaye - St Mariens - Saint-André par ex.

    ATELIER 4 : Nouvelles données des déplacements des voyageurs

    Cadencer le trafic TER sur toute la région, renforcer les transports en commun, bus plus petits, moins chers, tarifs mieux étudiés, plus fréquents. Harmoniser les horaires entre les différents modes de transports (ex : l’île de France) Etendre le réseau de transports en commun de l’agglomération bordelaise et améliorer sa performance. Créer une boucle de transports collectifs inter banlieues, en site propre, autour de Bordeaux Pour les voyageurs, rendre les formules multimodales « train + location de voiture » plus attractives financièrement (week-end, vacances...). Etudier la possibilité d’un versement direct sur la fiche de paie du salarié de la prise en charge des dépenses liées aux déplacements domicile - travail en favorisant les utilisateurs des transports en commun. Rationaliser et renforcer l’efficacité de la réglementation en matière d’urbanisme, d’aménagement du territoire et d’environnement, les grands parcs d’activités économiques étant générateurs d’un trafic important et donc de nuisances lorsqu’ils sont éloignés des zones urbanisées (rapprocher les zones d’emplois des zones urbanisées) Faire campagne en faveur d’un tourisme environnemental avec incitation à prendre les transports en commun, les pistes cyclables, les chemins de randonnés... Harmoniser la gestion des offices du tourisme au niveau régional

    ATELIER 5 : Transports, énergies et environnement

    Repenser l’urbanisation en prohibant le mitage et en rapprochant les zones d’habitats des zones d’activités professionnelles Dans la CUB éviter l’urbanisation excentrée Pénaliser fiscalement les modes de transports les plus polluants et les plus « énergivores » Développer les transports en commun non polluants et économes en énergie Electrifier tout le réseau principal SNCF (Bordeaux - Lyon, Bordeaux - Nantes)

    Devant l’ampleur de la tâche et des énergies à mobiliser, à l’échelle régionale, nationale et européenne, ne fuyons pas vers de fausses solutions aussi inefficaces que dangereuses, telles que le contournement autoroutier de Bordeaux. L’hostilité des populations face aux nuisances routières ne cesse de croître. Avec le réchauffement climatique de la planète, des territoires entiers disparaîtront sous les eaux et des millions de personnes devront être déplacées. Avant qu’il ne soit trop tard, agissons ! Quelle terre voulons-nous laisser à nos enfants ?

    A l’attention de nos élus : L’art de la politique, c’est de rendre possible ce qui paraît impossible !


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